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La communication positive avec son enfant

On ne sait pas toujours comment agir avec son enfant et il arrive que notre façon de communiquer ne colle pas avec sa manière de fonctionner. Il existe certaines clés toutes simples pouvant nous aider à nous comprendre.



Voici quelques clés pour mieux communiquer avec votre enfant :


1. Formuler des demandes positives


Souvent, nous formulons nos demandes de manière négative : "Ne fais pas ça !", "Enlève tes doigts !" etc. Or, en disant cela, l'enfant peut savoir ce qu'il ne doit pas faire mais il n'a alors pas de piste sur ce qu'il faut faire. Si un adulte peut répondre à cette question tout seul, ce n'est pas forcement le cas des enfants. Il faut les mettre sur la voie. Egalement, selon l'enfant et son âge, il peut même ne pas comprendre le "ne pas" et effectivement comprendre "traverse" si on lui dit "Ne traverse pas". Formulez donc vos demandes de manière positive. Cela signifie de vous focaliser sur le comportement que vous souhaitez obtenir et non sur le comportement problématique. Cela implique alors de construire vos phrases à l'affirmative, sans négation. Par exemple, au lieu de dire "Ne touche pas ça", dites "Mets tes mains là". Au lieu de "Ne va pas là-bas !" : "Assieds-toi là". Pour "Ne tape pas ton frère !", présentez lui les options positives qui s'offrent à lui.  


2. Etre concis


Il n'est pas utile de formuler de trop grandes demandes. Comme un exemple est plus parlant que des explications, passons-y directement. Au lieu de dire "J’aimerais que tu sois gentil pour une fois. Je suis crevée et je n’ai pas encore préparé le souper. On doit manger tôt parce que tu vas au football ce soir. Pourrais-tu, s’il te plaît, mettre les poubelles à la rue avant 6 heures, sinon le camion risque d’être déjà passé", dites "Sors les poubelles avant 6 heures stp" (s'il est en âge de lire l'heure évidemment).

Egalement, ne réalisez qu'une demande à la fois. En effet si votre enfant a tendance à ne faire qu'une partie des tâches données, il est probable que ce soit tout simplement trop pour lui. Un enfant n'a pas la même capacité de stockage d'informations à traiter immédiatement (mémoire de travail) qu'un adulte.


3. Cibler le comportement & rester concret


Lorsque nous demandons quelque chose à nos enfants, nous avons tendance à utiliser ce genre de terme : "Sois sage", "Sois gentil", "Tu es méchant", ... Non seulement ces termes ne sont pas concrets pour l'enfant mais en plus, ils lui collent une étiquette. En effet, en réalité, ce n'est pas l'enfant qui est méchant mais c'est le comportement qui est inapproprié. Quand ce type de mots est utilisé, l'enfant le retient inconsciemment et pense qu'il le définit. Ce qui pousse alors l'enfant à correspondre à ce que dit l'étiquette. De plus, son estime de lui peut s'en retrouver atteint. Il convient alors de cibler le comportement de l'enfant et jamais ce qu'il est.

Ensuite, les formulations de type "Sois gentil", "Dépêche-toi !", "Sois sage", "Sois calme", ne représentent rien pour l'enfant. Ils ne savent pas comment se situer par rapport à ce genre de demandes. C'est quoi, être sage ? Se dépêcher, aller vite ? Les enfants ont besoin d'éléments concrets qu'il peuvent comprendre et appliquer directement. Pour illustrer, pour dire "Dépêche-toi", on peut dire "Regarde (l'horloge), quand cette aiguille là arrive ici, tu dois être habillé et avoir mis tes chaussures".


4. Se mettre à hauteur de l'enfant


Quand nous voulons demander quelque chose à un enfant, il est souhaitable de se mettre à sa hauteur (accroupis) et d'avoir un contact visuel. Si le contexte ne permet pas de s'accroupir, il convient au moins de chercher de contact visuel. Au besoin, assurez-vous que l'enfant vous ai compris en lui demandant de répéter ce qu'il doit faire. Utilisez également un ton neutre. Il ne sert à rien, dès la première demande, de hausser la voix.


5. Le renforcement positif


Enfin, plutôt que de punir les mauvais comportements, on peut renforcer et valoriser les comportements adéquats :

  • Limiter les remarques et les punitions

  • Expliquer clairement à l'enfant ce que l'on attend de lui

  • Féliciter l'enfant quand il a émis le comportement attendu

  • Encourager, valoriser, féliciter l'enfant. Le surprendre à bien faire et le souligner

  • Penser au renforcement "en sandwich" : c'est-à-dire que quand on a une remarque à formuler à l'enfant, on va entourer cette remarque de choses positives. Nous suivrons donc la séquence suivante : bravo pour quelque chose de positif - la critique formulée sous forme d'axe d'amélioration - un autre bravo

  • Manifester de l'affection et passer des moments privilégiés avec l'enfant

  • Identifier les qualités de l'enfant et les mettre en avant

  • Pour rappel, complimenter le comportement précis plutôt que l'enfant lui-même. Evidemment vous pouvez dire à votre enfant qu'il est gentil, mais pas sous condition. Il n'est pas gentil parce qu'il se comporte bien, mais il est une bonne personne dans l'absolu

"Un homme n'est jamais si grand que lorsqu'il est à genoux pour aider un enfant"

Pythagore.



Changer sa manière de communiquer n'est pas immédiate. Ne vous culpabilisez pas quand vous faites une erreur mais prenez-en conscience et réfléchissez toujours à comment faire mieux la prochaine fois. Petits pas, par petits pas, vous parviendrez à améliorer vos relations.

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